DPE 2026 : la nouvelle donne qui rebat les cartes pour les diagnostiqueurs

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projet de construction d'un immeuble moderne d'architecte

En 2026, le diagnostic de performance énergétique (DPE) change de dimension… et le métier de diagnostiqueur avec lui. Généralisation du DPE collectif, coefficient électricité abaissé à 1,9, reclassification de nombreuses « passoires » : pour les clients comme pour les professionnels, les repères bougent.

En quelques années, le DPE est passé du « papier obligatoire » à un véritable outil pivot : il conditionne ventes, locations, accès à certaines aides et programmation des travaux, et il est devenu opposable. Résultat : chaque évolution de méthode ou de coefficient peut faire changer la classe d’un bien, sans travaux, et alimenter incompréhensions ou contestations. Dans ce contexte, le diagnostiqueur n’est plus seulement un technicien, mais aussi un pédagogue et un tiers de confiance auprès des propriétaires, agences, notaires et syndics.

Au 1er janvier 2026, le DPE collectif est généralisé à l’ensemble des copropriétés d’habitation, y compris les plus petites. C’est une contrainte supplémentaire pour les immeubles, mais aussi un levier pour les diagnostiqueurs : travail en lien étroit avec les syndics et conseils syndicaux, analyse de l’impact des parties communes et des équipements collectifs sur les lots, aide à la priorisation des travaux à inscrire en assemblée.

Parallèlement, le coefficient d’énergie primaire de l’électricité passe à 1,9 (après 2,3 et 2,58), afin de mieux refléter le mix français décarboné. Concrètement, la consommation d’énergie primaire calculée baisse pour tous les logements utilisant l’électricité dans les cinq usages réglementaires, avec, pour certains petits logements tout électriques, des gains d’une à deux classes… sans aucun chantier